Gestalt Thérapie et Identification Projective (IP)

L’identification projective est, depuis Melanie Klein, considérée par de nombreux psychanalystes comme un mode de relation universel : elle intervient précocement dans le processus de développement de l’enfant, dans la relation parent enfant, et de ce fait dans toutes les relations interpersonnelles investies, en particulier la relation thérapeutique. Qui dit relation dit contact : quoi d’étonnant, alors, à ce que des Gestaltistes s’y intéressent ?

Nous définirons l’identification projective en psychanalyse et en gestalt puis au travers d’expérimentations cliniques nous regarderons les deux manières de travailler en gestalt avec les IP.

  • La psychologie gestaltiste des relations objets (PGRO) : Dans cette approche, nous disons que le « champ intériorisé « est structuré par les situations inachevées, sous forme de « micro-champs introjectés «(ou M.I.) qui ne sont pas conscients mais activés lors de l’expérience, et qui colorent les représentations de soi et de l’autre.
    Les expériences satisfaisantes (« achevées») contribuent également à la construction de ces représentations, car elles ont été assimilées dans la fonction personnalité : elles fonctionnent alors comme des repères souples qui permettent de créer le sens de l’expérience du moment.
  • L’identification projective, phénomène de champ. L’identification projective peut être regardée comme un phénomène de champ, que nous schématisons comme suit : une partie de soi clivée (pensée ou affect) est projetée et déposée dans l’autre à son insu, celui-ci introjecte cette partie clivée et la fait évoluer pour son propre compte, le champ est construit selon des attentes non conscientes.

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